«Par une souffr…

«Par une souffrance extrême, elles se sont retrouvées là, à se déshabiller devant quelqu’un qui ne le mérite pas, à faire des choses torrides, sans même connaître le nom de la rue où elles s’apprêtent à passer la nuit. Toujours les mêmes conneries, avec la même anorexie, pour éblouir les hommes. Pour trouver mieux, voir ailleurs, ces filles se donnent à qui le veut, à quiconque leur accorde le moindre intérêt. Si elles repartent lorsque tout s’achève, dès les heures qui suivent dans le calme, c’est pour ne pas se faire reconnaître. Elles maintiennent la discrétion. Ce qui, bien entendu, les protège des hommes qui les baisent et qui, un soir modeste, voudraient bien les dévorer. Voilà que trois ou quatre coups de refoulement bien placés font d’elles des objets incassables. Des femmes qui, manifestement, s’en balancent.»

– Maxime Olivier Moutier

Extrait tiré de: Les femmes prises en paquet

 

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