«Par une souffr…

«Par une souffrance extrême, elles se sont retrouvées là, à se déshabiller devant quelqu’un qui ne le mérite pas, à faire des choses torrides, sans même connaître le nom de la rue où elles s’apprêtent à passer la nuit. Toujours les mêmes conneries, avec la même anorexie, pour éblouir les hommes. Pour trouver mieux, voir ailleurs, ces filles se donnent à qui le veut, à quiconque leur accorde le moindre intérêt. Si elles repartent lorsque tout s’achève, dès les heures qui suivent dans le calme, c’est pour ne pas se faire reconnaître. Elles maintiennent la discrétion. Ce qui, bien entendu, les protège des hommes qui les baisent et qui, un soir modeste, voudraient bien les dévorer. Voilà que trois ou quatre coups de refoulement bien placés font d’elles des objets incassables. Des femmes qui, manifestement, s’en balancent.»

– Maxime Olivier Moutier

Extrait tiré de: Les femmes prises en paquet

 

Un chat qui se dit : »Wow ! Party ! »

La voisine court après son chat.

J’la vois par ma fenêtre de chambre souvent courir après du poil.

Quand la fenêtre est ouverte, on entend des «Ti-mine, ti-mine, e’revient icitte, ti-mine, mautadi’ !», c’est agressant juste un peu. Elle est mamie, ma voisine, c’est une belle grand-mère mais fuck,

son chat, je l’étripperais.

Il rode en crachant, là, autour du bloc, ça fait peur. Il y manque des bouts d’oreilles pis d’queue, je sais pas, moi, j’ai lu Simetiere de Stephen King quand j’étais 14 ans d’âge pis depuis ce temps-là, les chats me foutent la chienne; surtout quand ils commencent à se décomposer.

J’étais sur Facebook, tantôt, j’ai lu une amie de loin que son statut c’était :«C’est au tour de Sésame à s’enfuir, ah les chats !», je fais comme une surdose d’histoire de chat qui s’en vont dehors, je veux dire : C’est un chat man que tu voulais, assumes, ça reste pas en d’dans, un chat, c’est sauvage, ça sent la liberté du dehors, arrête de chercher ton chat, ok ?!

Esther (c’est le nom de ma voisine vieille) est venue cogner l’autre jour pour dire que si on voyait son Bernard (c’est le nom de son chat vieux), il fallaitabsolument l’avertir, que ce serait ben fin, qu’elle angoissait ben gros pour son  matou d’amour sans défense nourri aux peanuts pis à la confiture de toasts. Je capotais, c’est con, c’est du poil qui bouge, faut pas faire un cas de ça, là-là-là. Tous cas, j’ai l’air méchante, je suis pas méchante, j’haïs les chats, c’est pas pareil.

(L’image de la madame toutt’ ridée belle dans sa vieillesse paraissante qui trippe sur son chat, ça me touche; le chat, pas pentoute)

C’était le 10 octobre, une date qui se dit comme les autres, ça sonne pas mieux, ça sonne pas pire, c’est une date, celle dont je parle. Ça commençait à sentir les derniers barbecue et le ramassage de feuilles, odeur réconfortante de début de tricot et de chocolat chaud. J’avais invité des gens à la maison pour tuer l’ennui de la relâche (Parce que je suis une universitaire, tsé, je fais de l’école).

J’invite pas, sérieusement, d’habitude, je me fais invitée, j’aime pas ça les ménages d’après-fêtes. Là, c’était différent. Ça m’a pogné, j’ai fait’ un event sur FB, j’ai honte.

La petite quizaine de base s’est vite transformé en open house ben raide vers les 11h, j’avais pas d’liste, je trouve ça beau les déniaisés étrangers qui arrivent de nulle part et qui apparaissent dans ta face en essayant de s’inventer des liens avec les hôtes alors que c’est à toi qui parle et que t’es pas mal l’hôte mais c’est drôle faire comme si non (Moi, je veux juste savouère comment tu la connais, l’hôte).

Bref, c’était une soirée sympathique un peu comme le party sympathiquement mise en scène de Breakfast at Tiffany’s, y’avait quelque chose de ça, ça faisait cinématographique.

Les réels invités bitchaient les faux et vice et versa et plus personne savait vraiment qui avait été invité pis pas, ça buvait dans de la bière de cooler , des fois à même le robinet du cooler en question.

Un moment donné, trois gars que je replace semi discutaient l’air de rien dans la cuisine tout nu pu rien pentoute pas même des bas avec le pénis de coincé entre les cuisses pour être des petites filles, c’était ‘’space’’, là, comme on dit quand ça nous tente de dire ‘space’ pis de faire un trou temporel sur la mode des mots (Je veux dire : C’est-tu encore hip dire ‘space’ ? Non.) Y’a eu surement des autres pour mettre ça sur youtube.

Steven, un invité pour de vrai de la gang d’invités pour de vrai, a fait une genre de performance avec la lampe vintage du salon; il avait traîné des pétards, ça peut ben être un gars en art.

(Se mettre le corps dans une lampe en y faisant presque l’amour en faisant exploser dans les airs des confettis comme si c’était du sperme, ça jette un frette.)

C’est ça qui c’est passé. Le reste du monde feelait pas vraiment conceptuel, mais y’avait beaucoup d’inconnus qui filmaient ça avec leur iphone, j’imagine c’est sur youtube en ce moment.

Si tu veux mon avis, je pense pas que t’as raté grand chose, surtout quand P-O, le pas réellement invité, s’est mis à parler d’aller à l’église pour raquetter des p’tits protestants, ça faisait bizarre dans le ventre même en riant. C’est définitivement sur youtube.

Ma maman, elle disait : Grand risée grands pleurs, ça fitte, je pensais jamais répéter ça, le truc nul à chier, à 2h du matin, est arrivé : Esther, avec son chat écrasé dans ses bras mous de madame belle avec des rides, criant mon nom dans l’appartement saoûl pour me trouver, criant aussi :«Je veux savoir ce qui est arrivé à Bernaaaaard…» Si y’a quelque chose à lequel je m’attendais pas, c’est bien à ça.

Je suis pas méchante, je l’ai dit plus haut, ça serait jamais arrivé si je restais pas sur un 6ième étage; je hais les chats mais, je les étriperais pas pour de vrai, c’était des blagues.

De ce que j’ai compris, bernard s’est faufilé dans mon chez moi avec les autres    ( l’osti de chat haïssab’ il fait jamais ça, rentrer chez nous ), il aurait donc passé du bon temps à feeler le party jusqu’à ce qu’un quelqu’un « possesseur d’un iphone nouvelle génération » voit le chat et se dise :«Ah nice ! Fuck la perf’, m’a t’en faire une, moi avec !» Ce quelqu’un aurait donc aggripé Bernard tout en filmant adroitement l’ascension du chat jusqu’à l’amener sur le balcon jusqu’à l’amener dans les airs jusqu’à le pitcher en bas du 6 étages.

Esther pleurait avec son chat mort dans les bras. Moi, je pleurais parce que les p’tites vieilles qui braillent, ça me touche solide surtout quand je bois trop.

Les invités et pas invités se sont figés, ils comprenaient pas l’émotion.

Je me suis sentie méchante même si je le suis pas (faudrait en r’venir !). Esther smackait Bernard dans son poil, des becs funèbres, si on veut, y’avait du monde qui filmait, ça se trouve surement sur youtube, à l’heure qu’il est.

Ça s’appellerait Huis clos (si Sartre avait pas pris de l’avance)

Il y a le salon et tout ce qu’il contient. Ce cadre sur le mur. Un tissage de Bambi en pourriture. Nous le contemplons longuement. Absolument captivés par ce cadre sur le mur. «J’aime beaucoup cette toile» «C’est de la pulpe, c’est ça ?» «De la pulpe ? Qu’est-ce que tu veux dire ?» «Ben je veux dire de la pulpe…» «Non, c’est tissé. C’est un tissage» «Je vois mal, j’ai pas de lunettes, je suis vraiment due pour qu’on m’ausculte l’œil. Ça se dit pas, hen, se faire ausculter les yeux?» «On dit examiner, me semble. C’est un examen de la vue.» «En tous cas, c’est bien fait, l’orignal mort. Même si c’est pas de la pulpe».

De nombreuses guitares sont maintenues en équilibre précaire sur le sofa. Elles reposent contre le mur décoré de l’animal aux yeux clos. Il y a aussi une table tournante qui joue des airs masqués par la pluie qui martèle le dehors.

Il semblerait que chaque partie du mobilier s’est enregistrée, accrochée à de la paroi cervicale; en réclamation d’une séquence descriptive. Ça fait partie de l’histoire, maintenant, tous ces meubles qui meublaient…

Je ne me souviens pas du tout de ce qui tournait et tournait sur la table tournante. Je vois ce garçon répéter plusieurs fois la même manœuvre : Ouvrir la vitrine, agripper l’aiguille, changer de piste. Je ne me souviens pas la musique.

Le bruit des fuites du ciel, en même temps que la fraîcheur de l’automne en amorce, s’infiltre insidieusement par la fenêtre restées ouvertes. Sur la commode, des gants de travail et des lunettes fumées qui ne racontent rien. (Absolument rien). Ils étaient là et ça suffisait.

Ensuite, Il y a dans cette pièce trois personnes. Prises séparément. Nous trois. À prendre chacun dans son espace. Tentant d’établir un semblant de lien.

Une table de salle à manger marque le centre de la pièce et, attablés là, comme de pauvres humains qui apprivoisent leur toute nouvelle promiscuité , nous faisons dans de la discussion creuse. «Tu fais quoi dans la vie?» «J’étudie en scénographie. Je compte aller en art pour parfaire tout ça. Je m’intéresse à l’éclairage, j’ai quelques projets mais c’est flou. Toi ?» «Je viens pas d’ici. Je suis à Saguenay, en réalité. Actuellement, je fais beaucoup d’effort pour toute scraper là-bas.» «Pour ‘ne pas’ tout scraper là-bas ?» «Le contraire» «Je comprend pas.» «Y’a pas grand chose à comprendre. Tu as quel âge ?» «26 ans» «Tu me semblais plus jeune» «Toi, t’as quel âge?» «22 ans. Un bébé».

Les répliques de chacun se confondent en un tourbillon dans lequel on ne distinguerait aucun personnage. Dialogue sans chaleur. La caméra en plan fixe sur du décor. Un silence. Des silences partout, on aurait dit. Des blanks pour alourdir l’atmosphère. Je m’imagine assez bien des pensées en bulle de comic strip au-dessus des cheveux de pigmentation différente. Ou je me dis qu’on pourrait sous-titrer tout ça.

Ce serait cinématographique. Ce serait du film d’ambiance. Bill Murray dirait oui pour un rôle.

C’est le festival des regards flous qui ne tiennent pas à s’attarder trop longtemps sur un seul visage, On trouve le moyen de se jeter des coups d’œil successivement mais, le point de fuite revient toujours. Je fouille le sens. Je ne vois ni bulles de comic strip ni de sous-titres. Bill Murray est pas là.

Sous la table, il devrait y avoir un tapis à motifs qui, pour l’heure, trouve sa place à sécher sur le garde du balcon. Celui-ci est perceptible depuis la fenêtre vers laquelle mon regard ne cesse d’être happé. Un tapis amoché, tout comme nous, par les festivités de la veille. Les murs sont blancs sales, ils expriment leur vécu, en désespoir de cause. Le plancher de bois est bel et bien de bois fait. Je me rappelle l’impression collante qu’il laissait sur mes bas de laine, la vieillesse évidentes des lattes, leur unicité frappante.

Des blagues. Je crois pas avoir été si touchée par le plancher sur le coup…

«C’est quoi ton nom de famille?» «(…) et ça prend deux n…» «J’en connais une qui va se faire facebooker». Échange de gêne en forme de sourire. Dans un coin, une lampe immense et beige agrémente plus ou moins le tout. Une de ces lampes improbables s’apparentant aux casques qui servent à la mise-en-pli chez le coiffeur. Je suis prise de l’envie d’aller me mettre la tête en dessous pour vérifier si c’est une lampe ou un séchoir ou les deux mais exerce ma concentration sur la scène. Savoureuse scène. Cette fille au bout de la table, ce garçon à l’autre extrémité et moi au milieu. Position qui me ressemble.

Confondue. Mitoyenne. Entre les deux. Je suis balance. Astrologiquement parlant.  «J’ai voulu faire ça aussi, étudier en art. Mais j’avais le sentiment que ça m’apporterait pas grand chose de poursuivre» «Ah oui ? T’as fait combien de temps ? Un an ?» «Moins d’un an, en fait. C’était masturbatoire, je trouve. C’était comme si j’arrêtais pas de me masturber.» «Moi, j’aime ça… me masturber ? Je me masturberais souvent» «Oui bon c’est pas que c’est déplaisant, la masturbation… mais un moment donné tu te dis que tu pourrais faire ça chez vous tsé…»

Nous buvons notre café bien noir. Chacun à sa tasse devant lui qu’il porte à sa bouche quand bon lui semble et ça devient une chorégraphie intéressante quand les gestes se restreignent à ce mouvement lent du bras qui se rend lentement jusqu’aux lèvres. Ben ben lentement, on aurait dit. Nous buvons. Du café filtre, du café noir. Fait sur mesure pour les matins en prolongation.

J’ai remarqué nos déplacements. Cette mise en scène somme toute banale avait un certain charme. Après avoir bien passé une demi heure sans remuer ou presque, Mademoiselle L’oiseau sort de table pour rejoindre le sofa aux guitares et s’y love; les jambes repliées sur la poitrine, en petit bonhomme, en cheveux courts dans la face, en legging, en fatigue. Elle semble déjà endormie, c’est de la feinte réussie. Le beau garçon vague, pour sa part, ne quitte pas sa chaise. Pas une fois il ne bouge. Cloué là, il tente de disparaître en se plongeant dans ses messages sur de l’intelligence de cellulaire. Il se tourne vers la table tournante dont le disque tourne, tourne et tourne. Il a cette attitude du gamin qui se glisserait bien sous la table pour se dégager du monde des grandes personnes, un gamin qui ne sait plus où se mettre. Mon café n’est plus qu’une tasse vide, il faut faire quelque chose.

Je me lève, donc, et me planque dans les toilettes, rabat le siège et assise là, je nous vois bien comme il faut emprisonnés dans ce moment, avec la lucidité de le vivre là exactement. Je nous vois et je suis prise de soubresauts. Entre le rire et la dégueulade, je choisis le rire. C’est plus heureux. Elle, moi, lui. Moi, lui, elle. Dans cette pièce, il y a nous trois et cette rencontre, qui n’aurait jamais du arriver, s’est produite. À la manière d’un théâtre russe.

Six mois se passent… et je me dis encore qu’il faudrait raconter cette histoire… Ça viendra bien.

 

– j.b

WTF: Les bébés laids

Des fois, j’ai l’impression d’être seule au monde à trouver que les enfants, c’est ben cute mais juste quand ils sont  »cutes ».

laid

Non mais, c’est vrai, ça, et je ne demande qu’à m’expliquer : même une petite fille vraaaaaiment haissable réussit a m’attendrir si elle a des frisettes pis une face de sourire fendu jusqu’aux oreilles, de petit ange (cornu). Je deale avec ça sans problème, les par en-dessour, les hyperactifs, les petit vicieux de 4 ans et demi, les terreurs nocturnes, les mal élevés, les mal habillés.

Sauf, les enfants laids (y’a du monde incapable d’évaluer la beauté en bas de 18 ans, c’est correct mais quand même : on vit dans quel monde plate si on peut pas juger de la cuteness d’une floune de 4 ans par rapport à une autre ?)…. les enfants laids me tapent sur les nerfs. Ça a beau être un enfant pas difficile, la bouche grand ouverte tout l’temps, prêt à te baver d’ssus random-go, un bébé qui chiale jamais, qui fait ses nuits pis ben de la façon, qui sent toujours bon pis qui porte des pyjamas malades dans tête tellement c’est : owwwwwnnn si je lui trouve des airs avec la poupée Chucky, oublie ça, oublie ça, mais oublie ça, ça me répulse au boutte pis je me résigne à ne jamais poser mon regard sur lui au risque d’avoir subitement des envies de le shaker. (ha-ha-ha je l’sais, faut pas faire ça, c’est beau, j’ai suivi mon cours de gardienne avertie comme tout le monde).

Bon, ok c’est peut être UN PEU gros comme constatation, mais vous, quand vous vous retrouvez devant un bébé laid, vous dites quoi? <<Haaaaa yé dont ben beau!>> comme tout le monde? Probablement oui. Ça dans ma tête, peu importe de quel bord j’essaie de retourner la situation, ça équivaut à me dire qu’avoir des enfants vient inévitablement avec son lot d’hypocrisie de la part de son entourage. So sad.

Des fois, je me dis que maudit que j’aimerais pas ça être professeure ou éducatrice en garderie ou tout autre emploi impliquant la présence de kids avec qui t’as pas de lien vraiment, à la base. La mère d’une des nouilles a une garderie et ça confirme vraiment notre admiration pour ce type de vocation. BTW, on est loin de Yoda, on est pas du côté de la force, bravo les intervenantes en milieu hostile !

Parce que tsé, aimer un enfant laid qui est le tien, ça va de soi et si c’est la progéniture de ta soeur ou ta collègue de travail, ça passe aussi, mais sinon… Pas si automatique et instinctif que ça je vous dirais! Donc, quand tu es professeure slash éducatrice, comment tu fais pour les aimer tous de manière égale, même la petite rousse qui passe son temps à dire que sa mère (détestable elle aussi, de surcroît) est la meilleure au monde pis que, elle, dans sa  »maison neuve », elle peut manger des réglisses à longueur de journée pis criser pour avoir un poney ?! Pis ça, c’est quand elle ne hurle pas en devenant rouge écrevisse avec ses freckles en panique et ses yeux globuleux de future folle furieuse hehe!

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos bébés laids. J’ai justement été récemment confronter à un cas de bébé laid. Je vous explique : souper avec des amies, parle parle jase jase, nous venons sur le sujet d’une fille que nous connaissons toutes et que nous aimons bien qui a eu un bébé. Parents adorables, elle pis lui, on les aime tsé. Et assez cutes même, des personnes bien présentables. Fack on parle un peu de la petite famille, de combien c’est le fun pis blablabla. Jusqu’à ce qu’une d’entre nous dise <<Avez-vous vu les photos de sa fille ( sur Facebook tsé)?>>. Petit malaise, qui osera user de toute l’hypocrisie dont elle est capable et lancer un <<Ouiiiiii maudit qu’elle est belllleeeeee!>>? Pas moi en tout cas, je fais plutôt dans le tact au tact. <<Ark, oui!>> C’est tout ce que j’ai réussi à dire, créant ainsi un froid monumental. Jusqu’à ce qu’une autre se lance, passe par-dessus le poignante impression de OMG je peux pas dire ça et dise à son tour <<Ouais, est pas très belle ein… Elle va surement embellir en vieillissant!>>. Pis ben oui, on se dit toutes qu’avec le temps, ça va se placer. Ou que sinon, elle va être ben ben bonne en sport ou incroyablement drôle. En tout cas, on l’espère.

Je l’avoue, j’ai peur d’avoir un bébé laid. Je n’ai pas d’enfant et ce n’est pas dans mes projets à court terme, mais lorsque le temps viendra, faites-en sorte que mon enfant soit beau (L’idée c’est ça, non ?)! Pis si jamais mes prières ne sont pas exaucées, faites au moins qu’il soit bon en sport ou incroyablement drôle plus tard hehe! ;)

– j.b

Quid de l’homme ?

madame neige2

Quid Def : S’utilise pour s’interroger.

La femme est une créature des plus adorables. Elle est une merveilleuse machine à cristalliser les désirs de l’homme. Serait-ce la forme de son corps, ses épaules, son nez, cette bouche… ou bien l’inextricable mystère de son esprit qui la rende à ce point attachante ? Peu importe.

Toujours est-il que (quelle qu’en soit la raison) la femme se rend toujours trop facile à aimer.

De ces apparats depuis mille ans rendus délicats, aucun ne convient aussi bien à illuminer la grâce féminine qu’une robe, un ruban de soie, ou une paire d’escarpins. Toutes ces armes de destruction massive de l’indifférence masculine s’ajoutent à un effet pervers de la beauté intrinsèque des choses. Ne dit-on pas tout à fait objectivement qu’une face féminine est plus belle qu’une face masculine ? N’ajoutons-nous pas qu’une femme laide a des traits masculins ? Alors la beauté serait une vertu pleinement féminine. Et dans un monde où l’esthétisme est Roi, qu’advient-il de nous les hommes ? Sommes nous condamnés a la féminisation ? A l’heure où fleurissent partout les cosmétiques pour « homme », la chirurgie plastique et autre relookings « masculins », l’homme entre dans une course après une gente féminine qui possède mille ans d’avance. Une course vaine qui pourrait causer bien plus de dégât que le mariage pour tous ou l’adoption pour les couples homosexuels.

L’homme ne deviendra pas l’incroyable machine à cristalliser les désirs de la femme. L’exigence est bien trop forte. Choisissez votre camp moi c’est fait.

 

– Benoit M.