La fois où j’ai voulu blind dater une vedette ou comment rendre utile l’homme qui m’a brisé le coeur

Il m’est arrivé un incident fâcheux, disons, disons pas mal fâcheux.

Tels des adultes raisonnables, soudainement, on a décidé que se devait être la fin.

Pas même une belle fin, une fin digne que du très petit écran, sur le réseau social qui commence par F, on va dire. À l’image de notre histoire au moins, on faisait beaucoup de planification web (tout en évitant la grande mascarade sociale (bravo nous)).

La fin de quoi? Ça reste vague. Les ponts ne sont pas coupés, j’imagine, c’est juste qu’on va faire de gros efforts pour ne plus les emprunter, vous comprenez?

Je suis passé par plein de phases bizarres. J’ai mangé du junk pendant une semaine, ma mère trouvait ça super drôle. J’ai voulu virvolter façon Tarantino (tsé avec des sabres aux bouts des bras). J’ai souhaité faire brûler la ville sauf sa rue à lui, juste pour faire peur, une petite frousse. Je me suis imaginé que personne ne pourrait être aussi gentil avec moi, aussi cute dans un kit de balle-molle, aussi tendre. J’ai pleuré à chaque heure pendant deux semaines, pis pu pantoute. J’ai même relu mes propres messages envoyés, les soirs où je trouvais que je ne ressentais pas assez d’émotions. J’ai tourné la page, puis j’y suis retourné, et vice versa, au moins cent fois.

Au moins, cent fois.

***

Sur le plateau de ce qui se veut être un talk-show de fin de soirée, il portait des jeans couleur de brûlé et des souliers de bateau.

Je me souviens que tu avais déjà mentionné son nom, en roulant les yeux. Il est aussi possible que je t’ai imaginé rouler les yeux (on se rendra compte que j’en ai imaginé beaucoup, des affaires).

C’est le premier garçon que j’ai trouvé aussi cute que toi. Ce soir-là, j’ai voulu blind dater une vedette.

Je me suis dit que ce serait facile pour toi de me plugger, lui lancer une invitation du genre, «Je connais une fille tendre qui voudrais te tenir la main, juste ça.» Juste ça.

Qui de mieux pour me trouver un homme de consolation, que celui qui ne veut plus de moi? À défaut de m’offrir des fleurs qui te rappellent mon parfum (je doute que ça existe des marguerites-steak-frites, anyway), de me serrer dans tes bras une dernière fois, tu pourrais me trouver un autre homme sur lequel déposer des baisers.

Tu pourras l’avertir de mes tendances aux monologues plutôt tragiques, lui dire que j’aime porter des dessous compliqués à détacher ou encore que mes matins je les préfère emmitouflés avec du thé.

Informe-le de mes bons côtés aussi, si jamais tu en trouves. (Si tel est le cas avertis-moi han, on les insérera ici.)

J’aimerais l’aimer comme tu m’as aimé moi. La tête hors de l’eau. Doucement. Légèrement. Sans les promesses que personne ne tient, de toute façon. L’aimer comme on aime quand on en a vu d’autres, que notre tête est entourée de barbelés, mais que notre coeur a le désir de battre toujours aussi fort.

Tu m’auras appris non seulement à aimer, un peu, mais aussi à quitter, bien. Car user nos coeurs, on le sait, ne mène à rien.

J’aimerais avoir la sagesse de partir dès que ce sera trop, ou plus assez. Pour ainsi m’assurer que le meilleur est derrière nous, que les souvenirs resteront doux.

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Tu ferais mieux de garder tes caps lock pour toi

Il y a le garçon vraiment trop vieux pour toi qui veut fort que tu lui fasse à souper dans sa cuisine à lui;

Il y a celui que t’as jamais rencontré en personne, mais trop souvent sur le web;

Celui qui ne se peut plus de te déclarer son amour par l’entremise de messages textes beaucoup trop explicites, à toutes heures du jour et de la nuit;

Celui que tu croises coin St-Laurent/Mont-Royal, et qui te dit que tu es belle;

T’as envie de leur dire de se calmer, que c’est foutrement plate l’amour déjà acquis, que ça fait peur un peu, aussi.

L’affaire c’est que ton coeur est déjà pris (tu dirais même «pour-toute-la-vie»), il y a un autre gars, un surhomme, qui fait le mort plus souvent qu’autrement, qui veut pas quand t’es là, qui veut quand t’es pas là… Qui a vraiment hâte que tu te trouves un vrai de vrai amoureux qui t’aime pis que t’aimes toi avec, parce qu’il serait temps de passer à autre chose, là.

C’est le garçon chez qui tu ne vas pas cogner à l’improviste, même si tu passes sur sa rue quatre fois en une soirée, même si tu penses à lui en passant sur sa rue quatre fois en une soirée. Trop peur qu’il soit occupé, occupé à écouter le hockey, occupé à essayer de t’oublier.

Tu veux pas avoir l’air rushante tsé. T’as décidé de lui donner du temps, deux jours, une semaine, six mois, le temps qu’il faut pour tout étioler.

***

 Tu vois les autres filles, sur toutes ses publications Facebook, sur son compte Instagram. On dirait qu’elles croient que les relations sont basées sur le nombre d’interactions sur les réseaux sociaux.   Déclarations d’amour en caps lock tout le kit ben oui. Chaque fois elles commentent, pour rappeler qu’elles existent. Tu te dis qu’elles pourraient l’appeler dans sa vraie vie, si elles ont tant de choses à lui raconter. Elles doivent préférer l’idée de voir leur nom pis leur face de profil attachés à tous ses statuts pseudo-comique de garçon au dessus de ses affaires – mais qui utilise encore l’expression FTW, tsé. Ça pogne en masse, les yeux de bord de mer pis les faces de chats, que tu te dis.

Quand tu penses à lui tu pleures comme on évite habituellement de pleurer, c’est pas entièrement de sa faute, c’est beaucoup l’exaltation. Phénomène qui se produit généralement la nuit, la nuit quand il n’est pas là et que ça fait plusieurs semaines que c’est comme ça. Vous faites même plus l’effort d’entretenir votre correspondance virtuelle. Vous vous êtes laissés sur une joke qui a mal tournée, qui sous-entend une fois de plus qu’il faudrait mettre des choses au clair. Mais si on se fie à l’historique de votre non-relation, ça va se terminer par une suite de *follow/unfollow* *unfriend/block/unblock/block* *oups misclick!!!* … faque laissons donc tout flotter. En attendant.

***

C’est le garçon qui te laisse en plan, qui t’écrit quand c’est trop tard. Qui invente des excuses pour ne pas avoir l’air de préférer travailler au lieu de te voir. Le garçon qui a eu peur et s’est enfui trop souvent.

Ce gars-là, c’est ton surhomme à toi, tu sais que tu ne seras jamais taggué dans sa vie (ou sur sa timeline Facebook je sais pu…), 

(she) was never here, 

mais c’est le seul que tu veux, c’est lui que tu choisis… parce que t’es nouille un peu, parce que c’est compliqué.

L’amour de moins en moins rose

Il existe plusieurs types d’amour, celui éprouvé pour notre grand-mère, pour notre meilleur ami, le caissier à la pharmacie (ben quoi, pour les gens qui ont l’amour facile, comme moi…) mais le vrai, le grand, c’est lequel déjà ? Qu’est-ce que l’amour au 21ième siècle, sinon qu’un passe-temps dont de plus en plus de gens se lassent ?

Chacun d’entre nous nourri une liste de buts à atteindre, de choses à accomplir, de rêves un peu fous mais réalisables. Qu’elle soit mentale ou accrochée sur le réfrigérateur, on souhaite en secret avoir une bucket list de vie avec plein de gros crochets en bold, qui symboliseront une vie réussie, bien garnie. Je me demande quel but figure le plus souvent sur les listes imaginaires des gens, quels accomplissements occupent les têtes : conserver ses amis du secondaire le plus longtemps possible (ou le contraire), être le premier à le trouver, le vrai sens de la vie, se construire une cabane dans l’bois ou en Gaspésie, être davantage en harmonie avec ce qui nous entourent… Des options aussi nombreuses que les efforts que nous ferons en vain.

La quête ultime, celle que certains redoutent, ou finissent par oublier en enchaînant les saisons trop occupées, n’est-elle pas de trouver quelqu’un avec qui passer ces trop courtes années ?  Trouver la bonne personne, celle qui nous supportera et dans le meilleur des cas, nous aimera, aussi, le plus longtemps possible. Cette personne, qui fera de nous quelqu’un d’encore plus vivant, celle à qui seront dédiées chacune de nos respirations prochaines; on la cherche inconsciemment pratiquement toute notre vie, de façon plus soutenue par moments. On trébuche quelques fois sur des gens qui étaient à premières vues parfaits pour le poste, celui de faire battre notre coeur toujours un peu plus fort. Cependant, ces gens seront maladroits, agaçants à la longue et n’auront pas les yeux assez brillants, finalement. On les aura aimé tout de même un peu, ces cobayes du grand amour. Comme on aime la tarte au citron, de temps en temps.

Tout comme le citron, l’arrière-goût amer est ce qui restera imprégné dans nos souvenirs, le dernier regard, les reproches livrés style on-se-fout-des-voisins, les yeux rougis, le vase préféré de grand-mère qui vole en éclats et tout le tralala… À bien y penser, on ne reprendra pas une deuxième part de si tôt ! (Et admettons le, nos standards auront forcément évolués avec les années, ce qui rend nos premiers amours aucunement éligibles pour une révision  du potentiel amoureux.)

Et les autres eux, on se rend compte qu’ils ont tous des allures de desserts qui n’apporteront que des regrets.

On espère tous, un jour, arriver à aimer quelqu’un correctement. Avec les attentes qu’on a appris à se créer, nos routines respectives, la pression de nos grand-mères et de la société, malheureusement ce sera rarement possible. On aime bien sûr profiter des premiers effluves  d’un nouvel amour, mais tôt ou tard, il vient inévitablement un point où l’on craque, “ C’était pas un bon choix aqua et vert lime pour la salle de bain, ni avec toi que je voulais la partager, désolé chéri ! “ On réalise qu’on ne comprend pas pantoute ce que l’autre veut et que ce qu’on voulait nous, eh bien c’était plus que ça. On se dit que plus jamais on ne remettra tous nos espoirs, nos projets d’avenir, notre coeur, en quelqu’un qu’on ne connait pas vraiment, après tout. Si on regardait plus loin qu’une face pas pire pis deux ou trois intérêts communs peut-être qu’il y aurait plus de probabilités positives de trouver le bon, ou du moins quelqu’un qui saura agencer les couleurs mieux que le précédent…

Malgré les mises en garde qu’on se fait à soi-même, à chaque fois que notre coeur chavire, c’est la galère, on ne sait jamais à quoi réellement s’attendre, on ne voit que le beau, et on se dit que le reste ça importe peu. On skippe le livret d’instructions pour ensuite se demander pourquoi ça ne fonctionne pas. Apprendre à connaître quelqu’un, ça prend du temps, et ce temps, on préfère le passer à faire d’autres choses plus excitantes qui requièrent beaucoup moins d’activité cérébrale… Quelques mois plus tard, si on est chanceux, on se réjouira de ne pas avoir gaspillé notre temps à échanger des mots de plus de quatre lettres, trop souvent. On se dira qu’on a fait le bon choix, mais dans la vie, on est rarement chanceux.

Après les échecs, les faux espoirs, les coups de foudre et les coups de vent, on se rend compte que l’amour n’est que de la poudre aux yeux. C’est clair maintenant, jamais on ne trouvera l’âme soeur. J’ai envie de dire qu’il faudrait apprendre à mieux gérer nos sentiments, de façon rationnelle; bien entendu, sentiments et rationalité ne vont pas exactement ensemble. L’amour ce n’est pas logique, la vie non plus. Les gens oublient souvent qu’il ne suffit pas d’aimer, il faut avoir la volonté, à deux, d’avancer, de créer quelque chose de bien, d’évoluer côte-à-côte sans jamais oublier pourquoi un jour, on a cru bon de s’embarquer la dedans, la vie à deux. Et surtout, ne pas oublier qu’on a déjà osé rêver en couleurs, au grand et à l’ultime.

Je ne démissionne pas de l’amour (c’est la St-Valentin quand même, essayons de conserver un peu de magie), mais bien de la façon dont on le perçoit, de ce qu’il projète. Le concept comme il nous est présenté depuis notre petite enfance ne fait pas état de l’incapacité, maintenant très répandue, des gens à s’engager, à faire des efforts. L’idée elle-même est bien claire, nous devons l’adapter, trouver comment elle pourrait prendre forme dans nos vies de tous les jours sans perdre de son charme. Il faut soit arrêter de croire au grand amour et se résigner aux amourettes cinématographiques, soit le considérer autrement. Et peut-être aussi lui donner du temps… Je ne dis pas de papillonner ici et là parce que c’est tout ce qui semble rester, ni de renoncer aux contes de fées (ça honnêtement, un peu). Mais bien de ne pas s’étonner lorsque l’amour ne tient pas ses promesses. Dans la vraie vie, on peut attribuer plus de similitudes entre 1.  L’amour et une chanson crève coeur d’Adele, qu’entre 2. L’amour et une adaptation du film Cendrillon, il va falloir se l’avouer un jour.

T’en feras ce que tu voudras, t’en feras de la confiture

L’illusion du bonheur comme les tragédies, ne semble arriver qu’aux autres, jusqu’à temps que cela nous arrive, à nous.

Encore dans tes draps, le coeur qui bat fort, j’imagine comment ce serait si on se permettait de s’aimer. Trois choses que j’avais promis qui n’arriveraient pas. Des bris de contrat. Je comprends pas trop comment on en est arrivé là. Une suite de gestes posés sans penser aux conséquences. L’habitude qu’ont les gens qui veulent tout, de vivre la vie à fond. Goûter à chaque possibilité, sans pour autant avoir l’intention de faire un choix précis, ni même en éprouver le désir.

Dehors il neige triste. La scène se reflète sur mon visage. J’ai envie de tenir ta main, ou de tout oublier. Tout ou rien.

Je sors de chez toi la tête comme embrumée, je voudrais étouffer tous ces sentiments nouveaux. Les noyer. Des impressions de bien-être, de sécurité, que je chasse aussitôt. Fuire ce qui brille, au cas où ce ne serait qu’une mauvaise blague. Avec toi, le confort, la paix, la tension qui disparaît au rythme de nos baisers, tout, tout est plaqué or.

On refait ça quand tu veux. Faire semblant d’être des amoureux. À moins que ce soit l’inverse, faire comme si on en n’étaient pas, je suis plus certaine. J’attends que tu m’écrives ok ? Parce que moi je veux arrêter d’y penser, arrêter de penser à toi. Pas que c’est pas fun, c’est pas ça, j’aime ça penser à toi. C’est une des choses que j’aime le plus faire même. Mais mon coeur commence à s’emballer et moi je commence à avoir envie de me faire des idées. C’est ce qui arrive quand tout semble soudainement parfait, tu te dis que t’aimerais ça tout le temps, que la vie soit parfaite.

Je me souviens des mises en garde, des « faut pas faire ça ok ». Si j’oublie nos contraintes ça pourrait trop bien aller. J’essaie d’éviter les actions qui pourraient être trop impliquantes. Développer sur mon moi secret, pleurer, conjuger le verbe aimer, planifier plus d’un mois à l’avance, rester longtemps la tête contre ton épaule, reprendre du café. C’est réservé aux vrais amoureux, ce genre de chose, je suppose.

Malgré tout je souhaite en secret, t’aimer plus souvent que seulement les jours fériés. T’aimer l’été, t’aimer quand je vais bien. Autrement le risque est trop grand, qu’on atteigne la ligne d’arrivée sans vraiment avoir avancé, sinon qu’en flottant.

Les promesses de coeur qui ressort indemne de tout ça,  je tente de me convaincre qu’elles sont irrévocables. Je fais semblant, je me mens, je les répète dans ma tête en souhaitant un jour y croire vraiment. Mais même si je ne les tiens pas, je serai toujours là, et peut-être que je comprendrai où cela nous menait, ce genre de mantra. À ne surtout pas tomber en amour, ne pas faire de vagues.

T’as probablement raison, je suis faite en porcelaine

La demoiselle contemporaine, tu la connais déjà, je pense. Elle fuit la solitude, qui pourtant lui serait bénéfique en ce moment, autant que l’engagement. Ironie de la vie, une de plus. Elle veut beaucoup, mais pas n’importe quoi, elle fait le tri de ce qu’elle n’a même pas encore. Elle sait qu’elle est ailleurs, qu’elle est multiple, mais aussi qu’elle peut être comme les autres, si elle veut. Lorsqu’elle fait un effort pour sourire à quelqu’un qui sait qu’elle pleure souvent, par exemple. Elle fait attendre les gens constamment, surtout ceux qu’elle aime, surtout sur de la messagerie, et elle se demande pourquoi ils ne lui écrivent pas plus souvent,

« Tsé…pendant que t’attends…tu pourrais m’écrire que tu m’aimes encore au moins. Même si c’est juste un peu, moi aussi je pense que c’est juste un peu. »

Elle cherche constamment la compagnie de quelqu’un d’autre en espérant que ce qu’elle veut, soit marqué sur son front. Elle ne se regarde pas souvent dans le miroir, peut-être qu’il n’y a tout simplement rien sur ce visage qui exprime un besoin suffisamment clair. Faute de mieux, elle dit :

« Salut, peu importe si on s’aime ou pas vraiment, t’es cute, tu cuisines, j’ai faim, cela va faire l’affaire pour quelques semaines…quelques mois si t’as une voiture. Rouge, de préférence. »

Elle entretient sa ribambelle de garçons assez bien. Est-ce que cela a une fin, une ribambelle? Est-ce que c’est comme avec un arc-en-ciel?  Des pièces dorées à chaque extrémité. Une palette de couleurs c’est beau au début, une fois toutes les teintes mélangées ensemble, plutôt sombre, voir repoussant. Une dégueulade chromatique. C’est comme ça dans sa tête aussi. Elle se tanne rapidement de ses essais-erreurs si rarement concluant. Des nuages partout, sous ses yeux, dans ses poumons, dans le ciel également, du moins dans le sien.

« C’était la dernière fois », qu’elle se dit, juste avant de recommencer.

Elle finit par tuer tout dans l’oeuf, juste pour être certaine de ne pas vivre d’émotions trop fortes. Parce que c’est décevant. Parce qu’il y a des larmes sur ses joues tout le temps. Parce que dans la vraie vie, personne ne veut d’une fille en porcelaine. Elle en vient à douter que l’âme soeur existe vraiment.

« Grand-maman, dis-moi, tu m’as menti ou est-ce que le grand amour a disparu avec le temps, lui aussi, comme ton sourire, comme le laitier? Je pense que je l’aurais aimé… tu l’aimais toi, le laitier? »