T’en feras ce que tu voudras, t’en feras de la confiture

L’illusion du bonheur comme les tragédies, ne semble arriver qu’aux autres, jusqu’à temps que cela nous arrive, à nous.

Encore dans tes draps, le coeur qui bat fort, j’imagine comment ce serait si on se permettait de s’aimer. Trois choses que j’avais promis qui n’arriveraient pas. Des bris de contrat. Je comprends pas trop comment on en est arrivé là. Une suite de gestes posés sans penser aux conséquences. L’habitude qu’ont les gens qui veulent tout, de vivre la vie à fond. Goûter à chaque possibilité, sans pour autant avoir l’intention de faire un choix précis, ni même en éprouver le désir.

Dehors il neige triste. La scène se reflète sur mon visage. J’ai envie de tenir ta main, ou de tout oublier. Tout ou rien.

Je sors de chez toi la tête comme embrumée, je voudrais étouffer tous ces sentiments nouveaux. Les noyer. Des impressions de bien-être, de sécurité, que je chasse aussitôt. Fuire ce qui brille, au cas où ce ne serait qu’une mauvaise blague. Avec toi, le confort, la paix, la tension qui disparaît au rythme de nos baisers, tout, tout est plaqué or.

On refait ça quand tu veux. Faire semblant d’être des amoureux. À moins que ce soit l’inverse, faire comme si on en n’étaient pas, je suis plus certaine. J’attends que tu m’écrives ok ? Parce que moi je veux arrêter d’y penser, arrêter de penser à toi. Pas que c’est pas fun, c’est pas ça, j’aime ça penser à toi. C’est une des choses que j’aime le plus faire même. Mais mon coeur commence à s’emballer et moi je commence à avoir envie de me faire des idées. C’est ce qui arrive quand tout semble soudainement parfait, tu te dis que t’aimerais ça tout le temps, que la vie soit parfaite.

Je me souviens des mises en garde, des « faut pas faire ça ok ». Si j’oublie nos contraintes ça pourrait trop bien aller. J’essaie d’éviter les actions qui pourraient être trop impliquantes. Développer sur mon moi secret, pleurer, conjuger le verbe aimer, planifier plus d’un mois à l’avance, rester longtemps la tête contre ton épaule, reprendre du café. C’est réservé aux vrais amoureux, ce genre de chose, je suppose.

Malgré tout je souhaite en secret, t’aimer plus souvent que seulement les jours fériés. T’aimer l’été, t’aimer quand je vais bien. Autrement le risque est trop grand, qu’on atteigne la ligne d’arrivée sans vraiment avoir avancé, sinon qu’en flottant.

Les promesses de coeur qui ressort indemne de tout ça,  je tente de me convaincre qu’elles sont irrévocables. Je fais semblant, je me mens, je les répète dans ma tête en souhaitant un jour y croire vraiment. Mais même si je ne les tiens pas, je serai toujours là, et peut-être que je comprendrai où cela nous menait, ce genre de mantra. À ne surtout pas tomber en amour, ne pas faire de vagues.

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Une réponse

  1. Bonjour,
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