Les humeurs de Monsieur : L’amour, avant tout, ça se fait.

J’avais envie d’écrire pour La Salade depuis qu’on me l’avait proposé. Je suis une nouille au masculin, un Spaghettino. Et en tant que tel j’ai un certain penchant maladif pour l’analyse systématique de toutes mes relations amoureuses (ou non) avec les femmes (surtout les plus attirantes).

J’ai remarqué une chose qui arrive souvent, une opposition, une sorte de paradoxe, ou de mésentente qui semble se reproduire depuis ma naissance. Il est simple à énoncer : J’ai besoin d’être heureux avant de pouvoir envisager une relation durable. Mes partenaires ont besoin d’une relation durable avant de pouvoir envisager d’être heureuses. Avant toute levée de bouclier je tiens à préciser que ce billet n’a qu’un unique but : l’expression vulgarisée de mes propres ressentis de mâle asservi à un concept un peu fourre-tout et surtout bien encombrant qu’on appelle de façon brutale : Amour.

Mais revenons à notre paradoxe de précédence, la durabilité avant le bonheur chez elle, le bonheur avant la durabilité chez moi. Quoi de plus incompatible n’est-ce pas ? Et bien c’est là, pour moi, tout l’intérêt et l’enjeu de la phase de séduction, qui doit normalement (à part si on vous a marié de force à l’age de 13 ans) précéder toute relation entre un homme et une femme (fusse-t-elle différente d’une relation filiale). C’est prendre le problème à l’envers que de penser qu’un homme est soit un séducteur (et de fait cherche uniquement des compagnes multiples et fréquentes) soit un éternel amoureux (et de fait ne cherche que la femme de sa vie, ne la trouvant évidemment jamais). Tout homme est un séducteur (tout du moins on aimerait tous l’être) et c’est la phase de séduction et le déroulement du début de la relation qui nous disent si oui, ou non nous sommes heureux et donc avons envie que ça dure.

C’est très impoli pour une femme de faire promettre à un homme de l’aimer sans l’avoir laisser y goûter. Car quoi ? Vous allez me dire que c’est normal peut-être ? Ce serait comme vous forcer à acheter deux cent litres de Pouilly-Fuissé de 2004 alors que vous n’avez jamais bu que du Nuit-Saint-Georges de 2002. Non, impossible ! Vous avez le droit inaliénable d’en goûter quelques gorgées avant de prendre une décision. Mesdames vous essayez bien une robe avant de l’acheter. Bon il faut dire qu’on trouve tellement de robes pas chères que si on regrette l’achat on peut toujours en changer après (pas avec 200 litres de vins). Alors oui, c’est vrai que certains hommes mettent plus de temps que d’autres à se décider, mais avoir une épée de Damoclès au-dessus du crâne n’a jamais aidé personne à prendre une bonne décision. Vous voulez une astuce (oui je considère que mon lectorat est principalement féminin) ? Au lieu de lui compliquer la vie, facilitez-lui la, il finira inexorablement et sans s’en rendre compte par s’attacher à vous. Et si par hasard vous couchiez déjà ensemble sur une base plutôt régulière, ça pourrait ressembler fortement à une relation durable.

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