Entre deux tunes de Vallières

Sur une lancée lyrique, j’ai eu envie de vous partager les paroles de fanfons (lire : chansons mais c’est plus drôle fanfons) qui font tripper mes oreilles et qui me tournent dans la tête pendant longtemps longtemps après l’écoute. La faute à Vincent Vallières qui joue continuellement dans l’auto et qui me fait fredonner toujours.

Je vous raconte, en fait : souvent, quand je me procure un nouveau disque, la première chose que je fais – après avoir retiré fébrilement de son enveloppe l’objet dans lequel se trouve la musique que j’attends, la musique que j’aime – c’est de capoter sur le feuillet. J’aime les albums dont la signature visuelle est déjà à elle-seule une micro-oeuvre le fun ; j’aime les photos-concept, les éléments graphiques ; j’aime m’attarder sur le choix des teintes, le format, la mise en page ; j’aime même lire les remerciements, écoute ! Faque, avant de mettre le disque dans le lecteur, je me prête au même rituel à chaque fois et je me tape chacun des textes un par un lentement. Je trouve que c’est un exercice intéressant, franchement, parce que, détachés de toutt’ son contexte mélodique, les paroles ont des répercussions différentes, elles se suffisent à elles seules ou se garochant dans tous les sens, elles transportent ailleurs parfois, parfois non, elles sont comme là, tout nues devant toi, dépouillées de l’emballage sonore et c’est différent, c’est différent la manière dont tu les perçois, alors, je trouve ça intéressant, oui.

Je vous dis pas de faire ça, c’était purement anecdotique (du divertissement de même) et suite à ce léger dérapage, revenons-en à nos paroles de tunes qui habitent la tête sporadiquement.

Je vous ai fait une sélection spontanée, no stress, pas de prise de tête de préférence de ça ou de ça, je sais pas si vous comprenez ?

Tous cas, c’est ben spontané.

Je me suis mise sous la main les plus récents albums qui se trouvent dans ma biblio-bordel-presque-organisé et j’ai pointé du doigt les textes qui s’aggripent encore et encore à mes parois cervicales. Voici donc un genre de Mixep up de tout ça :

Sûrement que j’me suis sauvé trop souvent
Sors-moi, du d’dans du vide juste pour un moment
Et on défonce le décor

Sur Tigre et Diesel de Galaxie : Piste 1

J’ai passé l’été le coeur

Sur la corde à linge

et la tête dans l’congélateur

Sur Variations fantômes de Philippe B : L’été 

C’était une fille plutôt jolie

On l’aurait vu danser nue toute la nuit

Selon les dires et les non dires

J’l’aurais aimé quelques fois dans son lit

Ben embêtée à l’idée de donner un titre d’album, y’en a pas encore ; du coup,

il fait pas vraiment partie de ma biblio mais il est carrément dans mes oreilles, ça, oui !

Donc, ça, c’était : Elle et lui, de David Giguère.

Dans l’entrée une musique

Un vieux Françoise Hardy

Au salon est le cercle que j’ai le mardi

Aux timides anonymes

Sur Le Clan des Miros, de Renan Luce : Aux Timides Anonymes 

L’amant lamentable
L’amant lamentable
Si seulement tu savais comme tu sais mal aimer
L’amant lamentable
L’amant lamentable
Si les autres savaient tu voudrais te cacher

De Grenadine, qui prépare un album pour 2012 : L’amant lamentable

La regarder la nuit
C’est comme dormir dans le désert
Dunes de sable clair
Sous un clair de lune étourdi

Le vrai bonheur de Karkwa, sur Les chemins de verre.

Le blizzard viendra te chercher

Mais entretemps savoure les derniers instants

Hanté par le passé,  le temps s’est ecoulé,

Dans 15 min de trop, nous sommes bien inspirés

Malajube, sur La Caverne : Blizzard

Il y a tout un cirque dans ma tête
Et sous ma peau des cracheurs de feu
Qui font la guerre à mon estomac
Et des amis je n’en ai pas

Peter Peter, éponyme : Tergiverse

La musique est trop forte, stupide et vindicative
Et je ne comprends pas ce que tu dis
C’est pourquoi je souris pendant que tu gueules
Pendant que tu gueules dans mes oreilles

Sur Cité d’Or, de Chinatown : T’apprendre à danser

Ya plus d’heure en ce moment
Je fais tout les temps
Entre moi et maintenant

Et puisque c’est à cause de lui dans ma tête cet article : Entre Partout et Nulle part,

de Vincent Vallières sur l’album Le monde tourne fort.

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