Vernis à ongles vert et Labatt 50

J’avais mis du vernis à ongles vert.

Pas un petit vert pâle-doux et printanier. Non, plus un espèce de vert moisi, en fait c’était pas très beau.

Pis là, j’étais accotée au bar dans l’optique de me commander une Labatt 5o, pas un martini certain, parce que les filles avec des ongles couleur moisi ça boit pas de martini.

T’es arrivé. Tu m’as regardé, t’avais l’air… amusé!?

Je te connaissais même pas, fack j’ai dit quoi!?, un quoi énervé, comme dans énervé-faché.

T’as dit ton vernis est spécial… pis tu riais, en fait tu te foutais un peu de ma gueule.

Pis là, j’ai réalisé que t’étais beau. Pis là, fuck, j’étais comme un peu gênée que mon vernis soit vert.

J’ai dit je sais c’est pas très beau. T’as dit pourquoi tu le portes debbord??

Pour faire parler les gens (les gens aux épaules carrées pis à la barbe de trois jours, de sexe masculin de préférence, les gens comme toi dans le fond).

T’as payé ma bière.

Finalement, c’était pas pire comme couleur.

 

C’était une bonne journée

Y’avait la distance qui donnait l’impression que tout était tellement loin.

Qu’on pouvait comme être quelqu’un d’autre pour aujourd’hui pis que personne allait nous traiter d’imposteur.

Que je pouvais omettre de porter des petites culottes parce que toute façon, ici personne ne reconnaitraient mes  fesses.

Y’avait les autres filles pis les autres gars qui existaient pas, peut-être  parce qu’ils parlaient un autre langage, un langage qu’on comprend pas tout.

Y’avait mon cellulaire qui manquait de pile pis ça te faisait rire, tu disais que j’allais mourir pis moi je te disais ta gueule.

Y’avait le lit qui puait, dans l’hôtel ghetto qui puait, mais avec toi dedans qui sentait tellement bon, comme un peu la sueur, juste parce qu’on avait trop rit parce que le lit puait.

Y’avait toi qui prenait des photos de moi qui dormait avec la bouche ouverte pis tu te trouvais ben drôle. D’habitude, tu prends jamais de photos de moi.

Je chantais en voiture pis tu chialais même pas.

Je buvais plein de cappucino glacé alors que j’aime même pas ça (quelqu’un d’autre, je vous disais).

Ce jours-là, j’étais plus Scarlett Johansson que Bridget Jones.

Et puis on est revenus.

General Idea, un collectif singulier

Bon, ok. Je trippe vraiment sur l’art contemporain. Quand le trash côtoie les diamants pis le rose fluo, moi ça m’allume. J’étais donc la personne toute désignée pour se laisser séduire par General Idea, dont j’ai pu récemment admirer le travail au AGO.

General Idea, c’est un collectif composé de trois artistes, tous natifs de Toronto, soient Felix Partz, Jorge Zontal et AA Bronson. Ils ont été actifs de 1969 à 1994, à Toronto et à New York particulièrement. L’art conceptuel était leur spécialité, et le sida était un de leur sujet de prédilection. D’ailleurs, Partz et Zontal en sont tous les deux morts en 1994. On les définie comme étant des acteurs de l’art contemporain, mais selon plusieurs ils jouaient plutôt entre le dadaïsme et le pop art. Les trois hommes, homosexuels, vivaient en communauté, à la manière d’un ménage à trois, chose plus qu’audacieuse si on recule de quelques décennies! Bref, j’ai été séduite par leur histoire, par leur travail, par tout!

General Idea

Le caniche était souvent mis en scène, autant en représentations graphiques qu’en performances, comme se fut le cas en 1984, lorsque les trois artistes utilisèrent des caniches en peluche pour peindre d’énormes X bleus. Dans cette oeuvre, General Idea cherche à questionner le sens de trois X mis ensemble, et aussi à tourner au ridicule le caniche, stéréotype de la communauté gaie de l’époque.

XXX (bleu), 1984

Dans le cas de Mondo Cane Kama Sutra, on retrouve trois caniches aux couleurs éclatantes pratiquant des positions classiques du Kama Sutra. L’oeuvre, qui se compose de 10 toiles de 245 x 305 cm, nous permet de contempler la sexualité canine plus grande que nature, sans jamais tomber dans la vulgarité.

Mondo Cane Kama Sutra, 1984

Ils parodiaient aussi les médias populaires, comme la télévision et les magazines. Ils souhaitaient être populaires, sans pour autant tomber dans le piège de la consommation de masse.

Test Pattern, T.V. Dinner Plates from Miss General Idea

Toutes les oeuvres me semblent intéressantes, charger de sens, d’histoire et d’esthétisme! Pour plus d’informations, visitez le site personnel d’AA Bronson, seul membre du collectif encore vivant, ou rendez-vous au AGO pour visiter l’exposition Haute Culture : General Idea, en vigueur jusqu’en janvier 2012! ;)

Vacances : règles d’or mode

Vacances : règles d'or mode

Une nouille est de retour de vacances, après des kilomètres et des kilomètres parcourus, pendant que les deux autres se dorent la couenne dans les Laurentides, la belle vie quoi! Mais, la nouille de retour ne vous a pas oubliés et a pensé à vous pendant son jour ontarien. Voici donc un petit post portant sur les règles d’or mode à prendre en considération lors de vacances!

S’informer sur les prévisions météorologiques

Parce que j’avais apporté beaucoup trop de vêtements chauds versus des plus légers, et qu’il a fait 35 degrés toute la semaine…

Privilégier les morceaux infroissables

Parce que l’ordre qui régnait dans ma valise au départ a littéralement pris le bord et que mes shorts en lin ont été écorchées au passage.

Se chausser confortablement

Parce que mes pieds ont vraiment souffert. Vraiment.

On vous revient avec plein de nouveaux posts, bientôt! :) xxxxxxxx

Total assume : été automnal

Doudounes automnales

Au cas où le précédent post ne vous aiderait pas à affronter cette journée grise… Au cas où, comme moi, vous ressentiriez le besoin de vous complaire dans cette atmosphère de grisaille pour y trouver votre compte : voici un article exclusivement pour vous.

Ça sent l’automne ? On vous donne de l’automne !

Moi, j’admets honteusement que j’ai un peu hâte aux doudounes, au chocolat chaud acheté sur la route, qui vous réchauffe le dedans et les menottes. Hâte aux soirées bas d’laine, aux journées entières passées en pyjama à écouter des DVD’s. Oui, oui, j’aime l’automne et son odeur de dehors, ses feuilles mortes, ses rentrées amorcées, ses débuts de devoirs, ses sorties plus couvertes.

Conséquemment, je vois cet après-midi de pluie comme un avant-goût pas si déprimant !

En passant, les filles, vendredi, si je ne m’abuse, c’est la nuit des Perséides !

On s’emmitouffle bien comme faut avec des couvertures et des sleeping bag, on se traîne un réchaud de soupe préparée maison et on se tape une escapade en forêt ! Choisissez un coin où les arbres ne nuiront pas au spectacle, à l’abri de toutes lumières (N’oubliez quand même pas d’apporter une lampe de poche, sait-on jamais) . Faites vous une petite cachette à carreaux sur une grosse pierre et attendez de voir les étoiles filer ! Un must cute : Trainer avec vous un livre audio. L’an dernier, les nouilles avaient choisis Le Petit Prince. Je vous met au défi d’essayer ! Ce qui est drôle, c’est que, aujourd’hui même, je suis passée à la bibliothèque dans l’espoir d’y trouver Le joueur d’échec lu par Edouard Baer. Ce n’était pas du tout lié à vendredi mais maintenant que j’en parle…. Les nouilles, demain, on écoute Le joueur d’échec ! :)