Je maudis l’odorat d’exister

Quelle dure journée qu’est celle d’aujourd’hui ou tout commence lentement, sans anicroches, et se termine brutalement, comme une histoire à la chute bien ficellée, comme ces suspense américains.

Tout semble clair, tout semble noir, les choses vont bien, les choses vont mal. La constante dualité quoi.

Parfois j’ai envie de tout renier, de renier ce que j’écris, de ne plus aimer la mode et de me ranger du côté des intellos, mais le lendemain c’est tout autre chose. Car mes humeurs sont changeantes croyez-moi.

Nous sommes là, lui et moi, les gens autour de nous parlent fort, je ris et c’est bon. Il n’existe plus qu’un seul homme au monde et c’est celui-ci. Je le garde pour moi. Il m’embrasse, le temps se fige, la vie est douce aujourd’hui.

Un grand blond passe. Rien n’y est digne d’intérêt, sauf son odeur.

Cette odeur qui m’évoque un ancien amant, qui voile mes soudaines certitudes nées d’aujourd’hui et me rappelle qu’avant, j’ai vécu. C’est à ce moment que je maudis l’odorat d’exister.

Ma trop grande mémoire olfactive a cette fâcheuse habitude de me rappeler d’autres temps, d’autres gens.

Là, je me questionne.

Intéressant ce phénomène neurobiologique qu’est la mémoire olfactive. Je peux raconter la même histoire 10 fois sans m’en rendre compte, n’arrive pas à me souvenir la date d’anniversaire de ma mère, mais me rappelle le parfum de chacun de mes amants. Parfois leur nom, leur âge m’échappent. Leur parfum non. Je peux même vous dire que le tout premier, il portait Adidas, l’avant-dernier ; un Lacoste fruité. Celui qu’il vaudrait mieux oublier c’était Diesel… Mon premier amour sentait la lessive à la vanille…

On dit que la mémoire olfactive possède un fort pouvoir d’évocation. Quelle nous renvoie directement à l’évènement qui s’y rattache, aux émotions ressentient à ce moment, chose que l’on nomme parfois syndrôme de Proust. Les stimulis olfactifs, apparemment plus effcicaces au chapitre des souvenirs que ceux d’ordres visuels ou verbaux.

Si un jour un homme me dit que je porte le même parfum que son ancienne copine, je le jette sans hésiter. ***(Lire ici le parfum et non l’homme, quoique…)

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